Test Corsair Nightsword v2 Wireless
La Corsair Nightsword v2 fait suite au premier modèle que nous avions testé il y a maintenant 6 ans. A l’époque pensée pour venir concurrencer une Logitech G502 alors considérée comme la meilleure souris gaming du moment, cette v2 continue sur cette lancée avec un passage au sans-fil et une multitude d’améliorations.

Loin des modèles ultralégers uniquement taillés pour les FPS, la Corsair Nightsword v2 mise sur son confort et ses nombreux boutons pour séduire les joueurs à la recherche d’une souris polyvalente, capable de s’adapter aussi bien à différents types de jeux qu’à une utilisation orientée bureautique ou productivité.
Affichée au tarif MSRP de 129.99€, elle mise également sur son intégration à l’écosystème Elgato pour se démarquer des Logitech G502 X Plus et Razer Basilisk V3 Pro, ses principales concurrentes.
Unboxings
La souris de Corsair est livrée dans un emballage présentant ses principales caractéristiques et quelques visuels du produit.

A l’intérieur, le constructeur va à l’essentiel et la Nightsword v2 s’accompagne des éléments suivants :
- Un dongle 2.4 GHz en USB-A
- Un adaptateur USB-A vers USB-C pour rapprocher le dongle
- Un câble USB-C vers USB-A
Comme pour la dernière version de la Logitech G502, Corsair abandonne aussi l’ancien système permettant d’ajuster le poids de la souris. Pas forcément une surprise sur un secteur où les joueurs attendent aujourd’hui des souris toujours plus légères et maniables.
Design & Ergonomie
La Corsair Nightsword v2 reprend un format assez proche de celui de la précédente génération, mais avec un look plus moderne se rapprochant des récents modèles de la marque, comme la Corsair M75 AIR Wireless ou la Corsair Sabre v2 PRO.
Le constructeur abandonne le style très marqué « gaming » pour une esthétique plus sobre et minimaliste, avec des éclairages RGB plus discrets. Le modèle est uniquement disponible dans des tons noirs et s’intègre facilement dans la plupart des setups.
Dimensions & Poids
Avec des dimensions de 129.6 x 78 x 40.9 mm, cette v2 est légèrement plus étroite que la précédente version (129 x 86 x 44 mm) pour se rapprocher de ce que propose la Logitech G502 X Lightspeed (131 x 79 x 41 mm).

La souris de Corsair profite aussi d’un poids bien plus maitrisé, avec 89 g sur la balance contre 119 g pour l’ancienne version. Si l’on est encore loin des modèles les plus légers du secteur, la souris se montre plus maniable et plus légère que ses concurrentes (100 g pour la G502 X et 112 g pour la Basilisk V3 Pro).
La photo ci-dessus vous présente les modèles suivants : Razer Viper V4 Pro, Logitech G502 HERO, Corsair Nightsword v2, Corsair Sabre v2 PRO, Logitech G Pro X2 Superstrike.
A l’utilisation, notez quand même un poids plutôt axé sur l’arrière de la souris. Si vous avez l’habitude de souvent soulever votre mulot pour le repositionner, c’est n’est pas forcément l’idéal.
Forme et prise en main
La souris conserve son format ergonomique et s’accompagne toujours d’un support au niveau du pouce apportant un bon confort à l’utilisation.
Avec son gabarit moyen, on s’oriente naturellement vers une prise en main en Palm Grip mais l’inclinaison moins prononcée de ses boutons M1/M2 face à la Logitech G502 X permet également de profiter d’un bon confort en Relaxed Glaw Grip.

Attention quand même si vous disposez de mains assez petites, la souris reste relativement imposante et l’accès à certaines commandes pourra demander un peu plus de gymnastique au niveau des doigts.
Son format assez large pourra également être intéressant pour les utilisateurs favorisant une prise où l’index, le majeur et l’annulaire restent positionner sur les 2 boutons M1/M2 et la molette de la souris.
Qualité de construction
Entièrement conçue en plastique et sans la moindre perforation, la Nightsword v2 affiche de bonnes finitions générales.

La coque et les façades ne craquent pas sous la pression et rien ne bouge lorsque l’on secoue la souris dans tous les sens.
La coque de la souris dispose d’un revêtement lisse un peu trop glissant à notre goût alors que les façades latérales profitent d’un revêtement texturé apportant un grip supplémentaire une fois la souris en main.
Si l’on apprécie l’absence de zones en caoutchouc ayant tendance à s’user avec le temps, on aurait aimé un peu plus d’adhérence au niveau du repose-paume.

A l’arrière, on retrouve un total de 4 patins, un switch pour basculer entre les connexions filaires, 2.4 GHz et Bluetooth ainsi qu’un encart pour ranger le dongle USB dédié à la connexion sans-fil.
Les patins sont conçus en UPE plutôt qu’en PTFE, offrant une glisse correcte mais sans plus.
Boutons et molette
La souris de Corsair se démarque par ses nombreuses commandes, prenant à contre-pieds un secteur où la plupart des modèles vont désormais à l’essentiel avec uniquement 5 boutons.
Ici, on dispose d’un total de 12 boutons programmables permettant à la Nightsword v2 Wireless de profiter d’une belle polyvalence, capable de s’adapter à de nombreuses situations, tant pour du gaming que des tâches orientées productivité ou bureautique.

Les deux boutons M1/M2 s’accompagnent d’interrupteurs optiques présentant une activation correcte mais qui manque un peu de « mordant » à notre goût. A gauche et comme sur l’ancienne Nightsword, on retrouve 2 boutons supplémentaires pouvant être activés depuis l’index.
S’ils permettent par défaut d’ajuster la sensibilité du capteur, on pourra évidemment les programmer pour effectuer les actions de son choix, aussi bien via le logiciel de Corsair que celui de Elgato. On y revient un peu plus bas.
Entre les deux boutons M1/M2, on retrouve une molette 4D pouvant être inclinée vers la gauche ou la droite pour du défilement horizontal ou des commandes supplémentaires. Un must-have sur ce type de souris, qu’on utilise énormément de notre côté pour naviguer sur nos nombreux onglets ouverts dans notre navigateur web.

A l’utilisation, elle présente des crans moyennement marqués et il n’est pas possible d’ajusteur leur tension (comme sur la Basilisk V3 Pro) ou de complètement les déverrouiller pour un défilement libre à l’image de la G502.
Derrière la molette, un autre bouton additionnel permet par défaut de naviguer entre ses différents profils de configuration.
La façade gauche intègre 3 boutons, dont un plus imposant venant se positionner à l’avant du pouce. Badgé du logo Elgato, il est pensé pour faire apparaître à l’écran des panneaux de raccourcis via les options de Virtual Stream Deck que l’on vous présente un peu plus bas.

Il est évidemment possible de l’utiliser comme un bouton classique en y attribuant la commande de son choix.
Les deux autres boutons de la façade présentent des lignes bien marqués de façon à facilement les repérer sous le pouce. Ils offrent une activation nette et réactive.
Connectique
La Corsair Nightsword v2 peut fonctionner en filaire ainsi qu’en sans-fil via une connexion 2.4 GHz ou Bluetooth.
La connexion 2.4 GHz s’effectue à l’aide d’un dongle USB-A à connecter directement sur votre PC ou Mac

Côté autonomie, la marque annonce jusqu’à 170 heures à 1000 Hz et et 47 heures à 8000 Hz en désactivant les éclairages, ou 42 heures à 1000 Hz et 25.5 heures à 8000 Hz en activant les éclairages RGB.
La recharge s’effectue via USB-C à l’aide d’un câble tressé USB-C vers USB-A d’environ 1.8 m.
Logiciel Corsair Web Hub
La souris peut être configurée depuis le logiciel Corsair Web Hub, directement accessible depuis un navigateur web. Plus besoin d’installer Corsair iCUE pour paramétrer son périphérique et c’est probablement un soulagement pour de nombreux utilisateurs.
Comme pour nos récents tests de produits Corsair, le soulagement est cependant de courte durée car l’outil web de la marque souffre encore de problèmes de lenteurs déjà soulevés dans nos précédents essais.

Depuis Corsair Web Hub, on pourra créer différents profils de configuration, chacun disposant de ses propres effets d’éclairages, mapping de commandes ou niveaux de sensibilité DPI.
Depuis l’onglet « Attributions », il est possible de modifier les actions des 11 boutons programmables de la souris (le bouton M1 étant verrouillé). On pourra y attribuer des actions de la souris, du clavier, contrôler ses médias ou encore créer des macros plus complexes.
A la différence de Razer, Logitech ou encore Turtle Beach (ex-Roccat), on pourra regretter l’absence d’une options permettant d’attribuer des actions secondaires en maintenant l’un des boutons enfoncés. Une fonctionnalité très intéressantes sur ces souris polyvalentes, permettant de doubler le nombre de commandes en un clin d’oeil.

L’onglet DPI permet de personnaliser jusqu’à 5 niveaux de sensibilité entre 100 et 26 000 DPI (alors que le capteur est annoncé à 33 000 DPI…). Il est également possible de configurer un niveau DPI nommé « Tireur d’élite » qui pourra notamment être attribué au bouton placé à l’avant du pouce pour réduire ponctuellement sa sensibilité.
A la différence de certains logiciels concurrents, il n’est pas possible d’ajuster une sensibilité différente sur les axes X et Y.
Une dernière fenêtre permet d’ajuste d’autres réglages de la Nightsword v2, comme son polling-rate jusqu’à 8000 Hz, sa distance de lift-off, le motion-sync ou encore le délai de mise en veille. Une option permet de désactiver les éclairages quand la souris est en mouvement.
Intégration Elgato
A l’image d’une souris Corsair Scimitar Elite Wireless SE ou des récents claviers Corsair Vanguard AIR 99 et Corsair Galleon 100 SD, la Nightsword v2 profite d’une intégration native avec l’écosystème de Elgato.
Cette intégration permet d’accéder aux innombrables commandes disponibles sur les Elgato Stream Deck directement depuis sa souris, apportant à la Nightsword un vrai élément différenciateur face à ses concurrentes de chez Logitech et Razer.
Lorsque le logiciel Elgato Stream Deck est lancé, notez qu’il prend la priorité sur les commandes attribuées à la souris via le logiciel web de Corsair. Si vous ne souhaitez pas utiliser de commandes Elgato sur la Nightsword mais que vous avez besoin d’utiliser le logiciel de Elgato pour d’autres produits, la souris peut être désactivée depuis l’outil d’Elgato.

A l’utilisation, le fait d’avoir deux logiciels distincts reste un peu pénible et certaines commandes disponibles depuis Corsair Web Hub ne sont pas accessibles via le logiciel de Elgato. On pense notamment aux commandes pour gérer sa sensibilité ou juste aux actions « Précédent/Suivant » des boutons M4/M5. Un plugin « CORSAIR Ctrl » devrait prochainement corriger ce problème.
Sur la page principale du logiciel, on retrouve un schéma de la souris la possibilité d’attribuer jusqu’à 8 actions sur la Nightsword v2. Les boutons M1/M2 et le clic molette ne peuvent pas être reconfigurés depuis le logiciel Elgato Stream Deck.
Il est possible de créer différents profils pour la souris, pouvant se charger automatiquement en fonction de l’application active. Toutes les commandes s’ajustent alors à la tâche en cours de manière à disposer de raccourcis spécifiques à chaque logiciel ou jeu.

Le logiciel offre accès à toutes les commandes disponibles par défaut pour les Stream Deck mais également à celles proposées par les nombreux plugins de la Marketplace Elgato.
Les possibilités sont vraiment très nombreuses et on accède aussi à des commandes avancées permettant d’effectuer des actions différentes sur un clic simple, un double clic ou un clic maintenu. Il est aussi possible d’utiliser des boutons afin d’effectuer plusieurs actions à la chaine ou comme un commutateur à deux positions.

En termes de productivité, Elgato est clairement au-dessus de la la concurrence et pouvoir profiter de ces différentes actions depuis la Corsair Nightsword v2 est un vrai plus face aux Logitech G502 X et Razer Basilisk V3 Pro, notamment si vous cherchez une souris capable de vous accompagner pour du gaming et de la bureautique.
Elgato Virtual Stream Deck
La Nightsword v2 débloque aussi l’accès aux options de Elgato Virtual Stream Deck, permettant de créer des panneaux de commandes virtuels venant s’afficher directement en overlay sur votre écran.
Il est possible d’ajuster le nombre de ligne et de colonnes de ces panneaux mais aussi d’ajuster leur position, fixe à l’écran ou suivant automatiquement la position du curseur.

Sur chaque case de la grille, on pourra attribuer la commande de son choix de manière à démultiplier encore un peu plus le nombreux de raccourcis accessibles en un clin d’œil. L’idée est évidemment ici d’utiliser le bouton « Elgato » pour faire apparaître à tout moment ce panneau d’actions secondaires, aussi bien en jeu que sur le logiciel de son choix.
Notez que comme pour les actions directement accessibles depuis les boutons de la Nightsword, il est possible de créer différents profils pour chaque Virtual Stream Deck et de les appliquer automatiquement à un jeu ou une application.
Capteur et Performances
La souris embarque un capteur Corsair Marksman S cadencé à 33 000 DPI, pouvant supporter des vitesses de 750 IPS et des accélérations de 50G.
Comme souvent, pas grand-chose à redire de ce côté-là. Le modèle offre un excellent tracking et l’ensemble réagit parfaitement aux moindres mouvements.

Il est également possible d’utiliser la souris à 8000 Hz, même si l’intérêt restera probablement limité sur ce modèle ne ciblant pas vraiment les joueurs de FPS compétitifs. Pour du jeu plus « casual », difficile de réellement ressentir la différence face au mode 1000 Hz ou 2000 Hz et vous profiterez d’une bien meilleure autonomie.
A l’utilisation, la Nightsword v2 se montre efficace sur la plupart des jeux, notamment si vous souhaitez pouvoir profiter de nombreux raccourcis directement depuis votre souris. Elle tire notamment son épingle du jeu sur MMORPG où il sera possible de facilement activer ses nombreuses compétences sans retirer ses doigts des touches ZQSD sur son clavier. Les options de Virtual Stream Deck apportent également un vrai plus sur des titres tels que FFXIV ou WoW.
Pour des jeux plus compétitifs et notamment des FPS, le modèle reste cependant un cran en dessous des souris plus simples et légères. Si vous jouez principalement à Valorant, CS2 ou autres The Finals, on recommandera plutôt de s’orienter vers une Razer Viper V4 Pro ou une Logitech G Pro X 2 Superstrike.
Conclusion
Si la Corsair Nightsword v2 arrive avec un sérieux train de retard sur ses concurrentes de chez Logitech et Razer, elle dispose d’arguments pouvant faire pencher la balance en sa faveur pour les joueurs à la recherche d’une souris gaming polyvalente.
Si vous avez l’habitude de passer d’un genre de jeu à l’autre mais également d’alterner entre gaming et bureautique, les nombreux boutons de la souris et ses fonctionnalités avancées accessibles depuis l’écosystème d’Elgato pourront être un vrai plus. Tout n’est cependant pas encore au point, avec des plugins encore manquants à la sortie de la souris.
A noter aussi que le modèle de Corsair fait l’impasse sur la molette à défilement libre, point pourtant apprécier par les utilisateurs de ce type de souris.
Face aux G502 X et Razer Basilisk V3 Pro, la Nightsword v2 a également l’avantage d’être un peu plus légère et donc éventuellement un peu plus adaptée aux FPS, même si son poids de 89 g limite évidemment sa maniabilité face à des modèles dédiées à cette utilisation.
Reste la question du prix, car avec un tarif MSRP de 129.99€ la Corsair Nightsword v2 est un peu plus chère que ses concurrentes directes. La Logitech G502 X Lightspeed est régulièrement disponible sous la barre des 100€ (149.99€ à sa sortie) et la Razer Basilisk V3 Pro s’affiche désormais aux alentours des 110€ (179.99€ à sa sortie).
Si vous n’avez pas l’utilité des fonctionnalités liées à l’écosystème Elgato, la G502 X est probablement un meilleur choix à l’heure actuelle. Si la Nightsword v2 s’approche des 100€, elle deviendra une alternative clairement très intéressante.