Test SCUF Omega
Avec sa nouvelle SCUF Omega, le spécialiste présente une manette sans-fil compatible PC et PS5 taillée pour les joueurs les plus exigeants.
Avec ses joysticks TMR, ses switches mécaniques, ses gâchettes « Hair-Trigger » ou encore ses nombreux boutons supplémentaires, la manette coche la plupart des cases des modèles premium.

De quoi se faire une place parmi les meilleures manettes PS5 et faire de l’ombre aux DualSense Edge, Razer Raiju V3 Pro et Victrix Pro BFG ? Réponse après une dizaine de jours à ses côtés.
La manette est proposée au tarif MSRP de 239€ et profite comme souvent avec la marque de nombreuses possibilités de personnalisation.
Unboxing
Officiellement sous licence PlayStation, la SCUF Omega est livrée dans un coffret cartonné présentant ses principales fonctionnalités.

À l’intérieur, elle s’accompagne des éléments suivants :
- Un étui de transport rigide et zippé
- Un câble USB-C vers USB-A de 2 m
- Un dongle USB-A pour la connexion sans-fil 2,4 GHz
- 3 joysticks additionnels
- 4 plaques pour recouvrir les boutons supplémentaires non utilisés
- Un support pour verrouiller le câble USB en utilisation filaire
Étonnamment, aucun manuel d’utilisation n’est livré dans la boîte. Au tarif affiché, on pourra également regretter l’absence d’une station de charge.

L’étui rigide livré avec la manette permet de la protéger efficacement, mais l’on regrette l’absence d’emplacement facilitant le rangement de ses différents accessoires ou de son câble.
Design & Ergonomie
Comme souvent avec SCUF, la Omega est proposée dans différents tons afin de s’adapter aux préférences de chaque joueur. Nous testons aujourd’hui une version noire, mais la manette est aussi disponible en blanc, gris foncé, gris clair ou fumée au tarif de 239,99 €.

D’autres modèles au look un peu plus travaillé sont également disponibles au tarif de 259,99 €, reprenant notamment les chartes graphiques de certaines équipes d’e-sport.
Layout et prise en main
La manette est uniquement proposée avec un layout symétrique, similaire à celui d’une manette PS5 traditionnelle.
À la différence d’une Victrix Pro BFG Reloaded, il n’est pas possible de modifier la disposition des sticks pour passer sur un layout asymétrique. Si vous privilégiez ce type de conception, la Nacon Revolution 5 Pro est une autre alternative compatible PS5.

La SCUF Omega présente des dimensions assez proches de celles d’une DualSense, mais ses poignées sont légèrement plus courtes sur leur partie intérieure. Le modèle de SCUF est également un peu plus fin, donnant une fois en main la sensation d’une manette un peu plus compacte.

Sur la balance, la Omega affiche un poids plume de seulement 254 g, contre environ 280 g pour une DualSense. Comme la Raiju V3 Pro pesant 258 g, le modèle de SCUF fait l’impasse sur les moteurs de vibration afin de réduire son poids et la fatigue lors des longues sessions de jeu.
Si l’on y gagne évidemment côté confort, les adeptes de jeux solo pourront y perdre un peu côté immersion par rapport à la manette originale Sony et ses excellents retours haptiques.

La partie arrière des poignées est recouverte d’un véritable grip en caoutchouc apportant un excellent maintien. L’adhérence y est encore meilleure que sur la Raiju V3 Pro, mais il faudra tout de même vérifier comment cette zone texturée évolue au fil des mois et si elle tend à se dégrader avec le temps.

Le reste de la manette, du moins sur notre version noire, propose un revêtement particulièrement doux et agréable au toucher. À voir comment celui-ci évolue avec le temps, les revêtements soft-touch pouvant avoir tendance à devenir collants sur la durée.
Personnalisation
La faceplate de la SCUF Omega peut être retirée via un système magnétique et l’on imagine que la marque proposera prochainement des kits permettant de personnaliser sa manette.

Il est également possible de retirer les 4 boutons principaux (Carré/Croix/Rond/Triangle), les 4 flèches du D-Pad et même la couverture du trackpad pour là encore personnaliser votre contrôleur. Chaque bouton dispose de petits picots assurant de parfaitement les repositionner.
En retirant la faceplate, il devient également possible de retirer les sticks de la manette afin de les personnaliser. En plus des deux installés par défaut, la marque en propose 3 supplémentaires dans la boîte, proposant des tailles et formes différentes.

Des cercles anti-friction sont aussi installés par défaut au niveau de la faceplate et peuvent eux aussi être remplacés.
D-Pad
Le D-Pad est un modèle à 4 flèches similaire à celui d’une manette DualSense. À la différence de la manette officielle de Sony, SCUF opte ici pour de véritables switches mécaniques de chez Omron offrant une activation particulièrement précise et réactive.

À la différence d’une Victrix Pro BFG ou d’une Revolution 5 Pro, il n’est pas possible de modifier ce D-Pad afin de s’orienter vers un modèle circulaire pouvant parfois se montrer plus intéressant selon les jeux ou les préférences.
Joysticks TMR
À l’instar de la dernière version de la SCUF Valor Pro, cette nouvelle SCUF Omega s’accompagne de joysticks TMR assurant une excellente précision tout en éliminant les risques de drift.
À l’utilisation, ces sticks se montrent confortables et, comme expliqué plus haut, il est possible de les retirer pour les personnaliser avec des modèles de différentes tailles et formes.

Pour le tarif affiché, on aurait aussi aimé retrouver une option permettant d’ajuster la tension de ces joysticks, un peu à la manière de ce que propose Flydigi sur sa Vader 5 Pro. Un point qui aurait permis à cette SCUF Omega de se démarquer davantage de ses concurrentes directes.
Boutons principaux
Les 4 boutons principaux Carré/Triangle/Rond/Croix disposent aussi d’interrupteurs mécaniques Omron. Là encore, on profite d’une excellente réactivité, avec une course très courte et un clic particulièrement satisfaisant rappelant celui d’une souris gaming.
Si l’on préfère de notre côté ceux de la Raiju V3 Pro, on est clairement un bon cran au-dessus des boutons à membrane d’une DualSense.

Au centre de la manette, on retrouve un trackpad, les boutons Share/Options ainsi qu’un bouton badgé du logo PlayStation entre les deux joysticks. Malheureusement, et malgré une licence officielle PlayStation, il n’est pas possible de démarrer sa PS5 depuis celui-ci.
En dessous, un dernier bouton permet de naviguer entre les 4 profils de configuration enregistrés dans la mémoire interne de la manette. Les éclairages changent brièvement de couleur afin d’indiquer le profil actif.
Bumpers et gâchettes
Sur la partie supérieure de la manette, on conserve la même disposition que sur une manette PlayStation classique. Le format des bumpers et des gâchettes se rapproche de ceux d’une DualSense, mais dans des dimensions légèrement plus compactes.

Les bumpers R1/L1 tombent naturellement sous l’index et profitent d’une excellente réactivité, avec une activation à clic précise particulièrement convaincante.
En mode « Instant Trigger », on profite d’une excellente réactivité, notamment utile pour les FPS mais aussi pour des parades plus précises sur certains titres.
Les gâchettes ne profitent pas du retour adaptatif présent sur les modèles DualSense et DualSense Edge.
Boutons additionnels
La SCUF Omega dispose de 4 boutons personnalisables P1 à P4 positionnés à l’arrière. La disposition est similaire à celle des autres manettes de la gamme SCUF, à savoir les modèles Envision (PC) et Valor Pro (Xbox).
Les boutons P1 et P4 sont intégrés dans les poignées et ne peuvent pas être retirés, même s’ils peuvent être désactivés.

Les boutons P2 et P3 sont positionnés à l’arrière et peuvent être retirés et remplacés par des plaques si besoin.
Ces boutons placés à l’arrière de la manette peuvent être attribués aux actions de votre choix et permettent en pratique de conserver en permanence ses deux pouces sur les joysticks. Un vrai plus, et pas seulement pour les FPS compétitifs.
A l’utilisation, ces commandes P1 à P4 demandent une certaine force pour être activées et leur positionnement ne sera peut-être pas au goût de tous les joueurs. De notre côté, on préfère par exemple le positionnement des 4 boutons de la Razer Raiju V3 Pro ou la Wolverine V3 Pro, venant plus naturellement se positionner sous le majeur et l’annulaire.

Les boutons de la SCUF auront l’avantage de pouvoir être tous actionnés depuis le majeur, en poussant légèrement son doigt vers le haut ou le bas. Il reste aussi possible de positionner son majeur sur les boutons P2/P3 et l’annulaire sur les boutons P1/P4, mais l’on y perd un peu côté stabilité.
La SCUF Omega dispose aussi de deux autres boutons supplémentaires S1 et S2, positionnés sur les côtés extérieurs des poignées. Ces derniers se montrent plus accessibles que les boutons additionnels que l’on retrouve aux côtés des bumpers et gâchettes sur certaines manettes, mais peuvent aussi être plus facilement activés par inadvertance.

Comme pour les boutons P2/P3, il est possible de les désactiver logiciellement mais aussi de complètement les retirer et les remplacer par des caches en plastique.
Boutons G-Keys
À la manière de la SCUF Envision, la SCUF Omega embarque 5 boutons supplémentaires sous les joysticks.
Sur PS5, les trois boutons centraux (G2, G3, G4) permettent d’ajuster le volume de votre casque connecté en 3,5 mm et de couper le micro.

Sur PC, les G1 et G5 peuvent être entièrement remappés, y compris vers des commandes clavier.
Notez que ces 5 boutons disposent d’un rétroéclairage, accompagné d’une bande LED juste en dessous.
Connectique
La SCUF Omega fonctionne en sans-fil 2,4 GHz via un dongle USB-A.

La marque annonce jusqu’à 17 h d’autonomie.
La recharge s’effectue en USB-C, également utilisable en filaire. Une pièce en plastique permet de sécuriser le câble.

Le Bluetooth est également disponible sur PC et mobile.
Application mobile
La SCUF Omega ne dispose pas de logiciel Windows et repose uniquement sur une application mobile iOS/Android.

Lors de la première utilisation de l’application, la manette est reconnue en quelques secondes, sans devoir basculer cette dernière en mode Bluetooth.

Une fois connectée, la manette est reconnue automatiquement lors des futures utilisations et propose une page d’accueil permettant d’accéder à ses différentes options de configuration.
Cette page d’accueil affiche également l’autonomie restante, un lien vers le manuel d’utilisation ainsi que la boutique SCUF.
En cliquant sur « Configurer », l’application permet de créer 3 profils de configuration et d’ajuster le comportement de la manette dans les moindres détails.

L’onglet « Gâchettes » permet d’ajuster le comportement des gâchettes R2/L2, avec notamment la possibilité de sélectionner une courbe de réponse parmi celles proposées par SCUF ou de la personnaliser selon ses préférences.

Il est aussi possible de mettre en place des zones mortes entre 0 et 15 %, de sélectionner leur résolution (8, 10 ou 12 bits) ou encore d’ajuster à partir de quelle distance une commande s’active si vous attribuez une autre action à la place d’une gâchette.
Des illustrations interactives permettent d’obtenir un retour visuel au niveau des courbes et des zones mortes, un point orange représentant la position de la gâchette et un point blanc son niveau d’activation réel.
L’onglet « Joystick » permet de choisir le mode de circularité (cercle, cercle arrondi ou carré) mais aussi de personnaliser les courbes et zones mortes.

L’application permet également de sélectionner la résolution des sticks ou d’inverser les axes X et Y.

L’onglet « Éclairage » permet de personnaliser les effets d’éclairage présents au niveau des boutons additionnels placés sous les joysticks.

Lorsque la manette est connectée sur PS5, il n’est pas possible de modifier les effets d’éclairage, ces derniers étant contrôlés par la console.
Les onglets « Avant », « Retour », « Haut » et « Touches G » permettent de modifier le mapping des boutons de la SCUF Omega.
Sur PS5, il est possible de modifier les boutons P1 à P4, S1/S2 et G1/G5. Sur chacun de ces boutons, on peut attribuer des commandes de manette ainsi que des fonctions audio (volume casque 3,5 mm, micro).

Sur PC, il est aussi possible d’attribuer des actions clavier et jusqu’à 3 modificateurs.
On aurait aimé une intégration au logiciel Elgato Stream Deck, comme sur le modèle Envision, mais ce n’est pas le cas ici.

De retour sur la page d’accueil, un onglet « Paramètres » permet notamment de mettre à jour le firmware, régler l’intensité des LED, le délai de veille, le polling rate (jusqu’à 1000 Hz) et les options SOCD.
Personnalisation sans application
Si vous n’avez pas de smartphone à portée de main, il reste possible d’ajuster le mapping des palettes, boutons latéraux et G-Keys directement depuis la manette.
Sélectionnez le profil puis maintenez le bouton jusqu’à ce que les éclairages clignotent. Maintenez ensuite la commande à modifier et celle à attribuer.
À l’utilisation
Avant de faire un retour sur notre expérience manette en main, quelques vérifications concernant ses spécificités techniques.
La compatibilité à 1000 Hz fonctionne correctement et permet effectivement de profiter d’une excellente réactivité sur PC, même en sans-fil. Notez cependant que certaines manettes font aujourd’hui mieux, avec des polling-rate pouvant atteindre 8000 Hz. Est-ce vraiment utile ? Les avis divergent.

Du côté des joysticks, rien à redire. Le comportement est sain, aucun drift à signaler et les différents modes de circularité fonctionnent parfaitement.

En faisant l’impasse sur les retours haptiques et les gâchettes adaptatives, la SCUF Omega cible principalement les jeux compétitifs et notamment les FPS.
Sur des titres tels que Call of Duty ou Apex Legends, la manette déploie son plein potentiel et permet de jouer dans les meilleures conditions possibles. Les gâchettes « Hair-Trigger » et les boutons mécaniques apportent une excellente réactivité, tandis que les sticks TMR se montrent très précis et agréables à l’utilisation.

Les 4 commandes à l’arrière ainsi que les boutons latéraux SAX apportent également un vrai plus, permettant de facilement accéder à certaines actions sans jamais relâcher les pouces des sticks. Que ce soit pour sauter, recharger, glisser ou encore lancer une compétence, c’est un vrai plus sur ces jeux où la différence peut se jouer à quelques millisecondes.
Le poids contenu de la manette apporte également un avantage sur les longues sessions, tandis que les grips améliorent considérablement le maintien par rapport à une DualSense classique.

La SCUF Omega se montre aussi à l’aise sur d’autres types de jeux, même si l’absence de vibrations pourra parfois pénaliser l’immersion. Les nombreux boutons supplémentaires restent cependant un vrai plus côté confort, tout comme les Instant Trigger pouvant se montrer très efficaces pour des parades sur Clair Obscur : Expedition 33 par exemple.
Conclusion
La SCUF Omega est une excellente manette pour les joueurs exigeants et clairement l’une des meilleures références disponibles pour les consoles PS5 et PS5 Pro.
S’il faut faire l’impasse sur les retours haptiques et les gâchettes adaptatives des DualSense et DualSense Edge, elle se distingue par ses performances, ses nombreuses commandes personnalisables et son application mobile très complète.
En main, la Omega est confortable et bien finie. Elle convient aussi bien aux FPS compétitifs qu’aux jeux solo grâce à ses nombreux boutons additionnels.
Tout n’est cependant pas parfait, notamment à son tarif de 239,99€, qui la place parmi les plus chères du marché. On peut notamment regretter l’absence d’un D-Pad interchangeable, d’un polling rate 8K, de sticks à tension ajustable ou encore d’une station de charge.
Si vous jouez uniquement sur PC, on recommandera plutôt la GameSir G7 Pro 8K, qui s’impose aujourd’hui comme l’une des meilleures manettes PC gaming. Elle propose un polling rate de 8000 Hz, des joysticks et gâchettes TMR, des boutons mécaniques et une station de charge pour moins de 110€.