Test Corsair SKIFF 100 PLUS
Si les modèles analogiques dominent aujourd’hui le secteur des claviers gaming, leurs tarifs restent encore très élevés, pouvant régulièrement dépasser les 200€.
Avec son nouveau CORSAIR SKIFF 100 PLUS, la marque dévoile un modèle adapté aux joueurs disposant d’un budget plus serré. Affiché sous la barre des 70€, il vient se positionner comme une nouvelle alternative au célèbre Corsair K55 et pourrait bien se faire une place de choix en entrée de gamme.

A ce prix-là, il faudra faire quelques concessions du côté des performances et de la qualité de frappe avec un clavier à membrane plutôt que des touches mécaniques ou analogiques.
Pour le reste, les fonctionnalités s’annoncent complètes avec notamment 6 touches programmables supplémentaires, une molette multifonctions, un rétroéclairage sur 10 zones ou encore un repose poignet amovible.
Un clavier, deux versions
La gamme SKIFF est composée de deux modèles, le SKIFF 100 (59.99€) et le SKIFF 100 PLUS (69.99€) que l’on vous présente aujourd’hui.
La seule différence entre ces deux versions se situe au niveau des 6 touches supplémentaires positionnées sur la tranche gauche du modèle PLUS. Pour le reste, les deux claviers sont strictement identiques.
Unboxing
Le clavier est livré dans un emballage cartonné reprenant les tons habituels de la marque.

A l’intérieur, le constructeur va à l’essentiel et le SKIFF 100 PLUS s’accompagne uniquement de son repose-poignet.
Design et ergonomie
Le Corsair SKIFF 100 PLUS s’appuie sur un format complet, conservant un accès direct au pavé numériques, aux flèches directionnelles ou encore à la rangée de touches F1 à F12.
Posé sur un bureau, le clavier se veut donc plutôt imposant avec des dimensions de 457 x 142 mm. Pas forcément l’idéal si vous disposez d’un espace limité et que vous avez l’habitude de jouer avec une faible sensibilité du côté de votre souris.

Cette conception complète à cependant l’avantage d’être plus polyvalente que des modèles TKL ou à 65%, laissant un accès direct à toutes les touches lors d’une utilisation plutôt orientée bureautique.
Les finitions générales se montrent correctes, même si l’on reste sur un châssis entièrement conçu en plastique. Cela se ressent notamment au niveau du poids, avec un clavier qui affiche seulement 715 g sur la balance. Le modèle montre également quelques limites lors de nos tests de tortures habituels, pouvant facilement se tordre sous la pression.

Le constructeur met en avant une certification IP53 lui assurant une certaine protection contre la poussière et de légères projections d’eau. C’est souvent le cas sur des modèles à membrane.
Côté look, pas de folies pour ce SKIFF 100 PLUS. Le modèle se rapproche de ce que l’on avait déjà découvert sur les précédents Corsair K55, avec un style relativement sobre et minimaliste. Les angles du châssis sont légèrement biseautés et l’ensemble est uniquement proposé dans des coloris sombres.

Un rétroéclairage RGB sur 10 zones permet d’apporter une petite touche de personnalisation à l’ensemble tout en assurant une parfaite lisibilité des touches lorsque l’on joue dans une pièce sombre.
Du côté des keycaps et comme souvent dans cette gamme de prix, il faudra se contenter de modèles en ABS plutôt qu’en PBT. Si elles se montrent confortables avec un revêtement très doux, elles pourront plus facilement marquer sous les doigts. La police utilisée est similaire à celles des récents claviers de la marque, avec un style légèrement « gaming ».

Sur la tranche gauche, on retrouve ce qui fait la particularité de cette version PLUS par rapport au SKIFF 100 classique avec 6 boutons programmables G-Keys. Leur positionnement nous rappelle ce que l’on avait découvert sur le Corsair Vanguard 96, avec une intégration plutôt discrète évitant d’augmenter encore un peu plus les dimensions du clavier.

Ce format est cependant à double tranchant, puisqu’en pratique il est possible d’activer par erreurs certaines commandes de ces boutons G-Keys simplement en déplaçant le clavier.
Reste que ces 6 touches supplémentaires se montrent intéressantes pour activer certaines actions en jeu ou des raccourcis lors d’une utilisation plus orientée bureautique ou productivité. On peut imaginer les utiliser pour rapidement ouvrir son inventaire, afficher les scores ou encore consulter une carte.
Au-dessus du pavé numérique, on retrouve également une molette similaire à celles des récents claviers de la marque, comme le Vanguard AIR 99 ou le K70 CORE. Elle permet d’ajuster le volume sonore ou de couper le son en cliquant dessus, mais aussi de passer d’une musique à l’autre en l’utilisant en combinaison avec la touche Fn. Il n’est pas possible d’affecter d’autres actions au niveau de cette molette.

Si l’utilisation d’une molette pour gérer le volume se montre plus pratique que les boutons dédiés que l’on retrouvait sur le K55, on aurait aimé que ce SKIFF 100 conserve des commandes séparés pour passer d’une piste à l’autre.
Le clavier s’accompagne d’un repose-poignet amovible. Sa conception se veut assez simple, avec un châssis en plastique et un revêtement soft-touch plutôt agréable au toucher. Le modèle est un peu plus large que sur les anciens claviers K55 mais il faudra toujours faire sans fixation magnétique. Ici, le repose-poignet s’attache via des clips en plastique qui n’inspire pas forcément une incroyable confiance.

A l’arrière, on retrouve deux pieds rétractables permettant d’ajuster l’inclinaison du clavier ainsi que quelques zones en caoutchouc permettant de mieux stabiliser l’ensemble malgré son poids relativement contenu.
Connectique
Le Corsair SKIFF 100 PLUS fonctionne uniquement en filaire, avec un câble gainé en USB 2.0 Type-A fixé au niveau de sa tranche arrière.

Si l’on peut comprendre que le constructeur fasse l’impasse sur une connectivité sans-fil à ce tarif, on aurait à minima apprécié l’utilisation d’un câble amovible afin d’assurer une meilleure longévité.
Le clavier fonctionne sur PC, Mac, consoles Xbox, PS4 et PS5.
Logiciel Corsair Web Hub et Corsair iCUE
Le SKIFF 100 PLUS est compatible avec le logiciel Corsair Web Hub, directement accessible depuis un navigateur web. Ici, pas besoin d’installer quoi que ce soit sur votre machine pour modifier le mapping des boutons additionnels ou encore les effets d’éclairages.
Une compatibilité avec le logiciel Corsair iCUE (à installer sur votre machine) devrait être disponible prochainement, offrant généralement des options un peu plus complètes.
Depuis le Corsair Web Hub, on pourra créer différents profils de configuration mais à la différence de Corsair iCUE, notez qu’il n’est pas ici possible d’affecter automatiquement un profil à un jeu ou une application.

Le premier onglet « Effets d’éclairages » vient prendre en charge les différents effets de rétroéclairage. Comme souvent avec les modèles à membrane, la personnalisation reste plus limitée que sur les modèles mécaniques avec un rétroéclairage par zones et non pas par touches.
Notez qu’à l’heure actuelle, il n’est pas possible de personnaliser les éclairages zones par zones, mais uniquement de sélectionner un effet global sur la totalité du SKIFF 100 PLUS.
Le second onglet « Attributions » permet uniquement de modifier le mapping des touches G1 à G6. Depuis Corsair Web Hub, il n’est pour le moment pas possible d’ajuster les commandes des autres touches du clavier.

Plus étonnant encore, seule l’assignation « Macros » est pour le moment disponible. Il n’est donc pas possible d’affecter d’autres commandes à ces touches, que ce soit des combinaisons de touches, des actions de sa souris, ouvrir des applications ou encore des raccourcis pour piloter ses médias.
A la différence des récents Corsair Galleon 100 SD ou Corsair Vanguard AIR 96, notez aussi que le SKIFF 100 PLUS n’est pas compatible avec l’écosystème de Elgato. C’est dommage, il aurait été intéressant de pouvoir affecter certaines commandes plus complètes sur les touches latérales G1 à G6.
Performances
Avec une conception à membrane plutôt que des touches mécaniques ou analogiques, inutile de s’attendre à des miracles côté performances avec ce Corsair SKIFF 100 PLUS.
Si le modèle s’en sort de manière honorable sur la plupart des jeux, la réactivité reste clairement un cran en dessous des meilleurs modèles actuels et notamment des modèles analogiques Hall-Effect à l’instar du Corsair MAKR Pro 75 ou du Wooting 80HE.

Face à des modèles analogiques, on perd aussi l’accès à des options particulièrement intéressantes pour les joueurs compétitifs. Il n’est pas ici possible d’ajuster la distance d’activation des touches ni de profiter du Rapid Trigger pour une meilleure réactivité et des mouvements facilités.
La conception à membrane apporte tout de même un avantage face aux modèles mécaniques : une utilisation plus silencieuse. Vous pouvez retrouver un aperçu en vidéo ci-dessous pour vous faire une meilleure idée :
Alternatives au SKIFF 100 PLUS
Avec un tarif annoncé de 69€, le Corsair SKIFF 100 PLUS se retrouve en concurrence avec de nombreux autres modèles à membrane mais aussi quelques références embarquant des interrupteurs mécaniques.
Corsair K55 RGB Pro
SteelSeries Apex 3 TKL
Razer Ornata V3 X
Logitech G413 SE
Corsair K55 RGB Pro
Toujours disponible au sein de la gamme de Corsair, le K55 RGB Pro est finalement l’un des plus gros concurrents de ce SKIFF 100 PLUS.
Régulièrement affiché sous la barre des 50€, il dispose lui aussi de 6 touches supplémentaires et d’un repose-poignet. La principale différence se fait au niveau de la gestion des médias, ici réalisée via des boutons dédiés plus qu’une molette.
SteelSeries Apex 3 TKL
Si vous disposez d’un espace limité sur votre bureau ou que vous souhaitez libérer plus de surface pour les déplacements de votre souris, le SteelSeries Apex 3 TKL propose un format plus compact en faisant l’impasse sur le pavé numérique.
Comme le SKIFF 100, il s’agit là-encore d’un modèle à membrane. Il est disponible aux alentours des 40€ dans différents coloris.
Razer Ornata V3 X
Si vous n’avez pas forcément besoin de touches supplémentaires ou de commandes dédiés aux médias, la Razer Ornata V3 X est l’un des claviers à membrane les plus abordables du secteur.
Sous la barre des 30€, il affiche un tarif imbattable pour les joueurs disposant d’un budget serré et s’accompagne en prime d’un repose-poignet amovible.
Logitech G413 SE
Pour un tarif similaire à celui du SKIFF 100 PLUS, le Logitech G413 SE vous permet de profiter de bien meilleures performances grâce à ses switches mécaniques.
Ses fonctionnalités et son design sont cependant bien plus simples, avec un rétroéclairage fixe, aucune touche supplémentaire et pas le moindre repose-poignet.
Conclusion
Ce nouveau Corsair SKIFF 100 PLUS n’apporte finalement pas grand-chose de plus que les précédents Corsair K55.
Si son design est légèrement retravaillé, le reste ne bouge que très peu avec toujours une demi-douzaine de touches supplémentaires, des commandes pour gérer ses médias ou encore une conception à membrane pour limiter les coûts.
A l’utilisation, l’expérience reste donc sensiblement la même que sur les anciens claviers à membrane de Corsair et pour le tarif affiché, on s’attendait à mieux. On pourra notamment regretter l’absence d’un câble amovible, un logiciel web trop simpliste ou des performances générales limitées face à des modèles mécaniques et analogiques.
En l’état, difficile de réellement ce SKIFF 100 PLUS au tarif de 69.99€ et comme expliqué plus haut des plusieurs alternatives affichent de meilleurs rapports qualité/prix les joueurs au budget limité.