Test Logitech G PRO X3 Superstrike
Avec la G Pro X3 Superstrike, Logitech renouvelle déjà sa souris gaming à clics haptiques quelques mois seulement après le lancement de la X2. Une sortie particulièrement rapide qui peut légitimement interroger, d’autant que les améliorations annoncées restent assez limitées.
La principale nouveauté concerne l’équilibrage, Logitech ayant revu la répartition interne pour corriger le poids trop concentré à l’avant, l’un des principaux reproches adressés à la X2. L’autonomie est également améliorée, notamment grâce à l’utilisation d’un nouveau chipset. Pour le reste, rien de vraiment nouveau.

De quoi donner l’impression d’une mise à jour corrective plutôt que d’une véritable nouvelle génération. Pour les premiers acheteurs de la G PRO X2 Superstrike, cette sortie aussi précoce peut également laisser un goût amer, avec le sentiment d’avoir essuyé les plâtres d’un modèle qui aurait mérité davantage de peaufinage avant sa commercialisation.
La X3 Superstrike tout est proposé au tarif constructeur de 189.99€, soit 10€ de plus que la X2 lors de sa sortie.
A noter également que la marque ne profite pas non plus de cette nouvelle version pour apporter sa technologie HITS à d’autres références. Les amateurs de modèles ergonomiques ou plus compactes devront donc encore prendre le mal en patience.
Unboxing
Pas de différences par rapport à la précédente génération concernant l’expérience d’unboxing. La souris est livrée dans un coffret cartonné reprenant les tons habituels de la gamme G PRO.

A l’intérieur, la X3 Superstrike s’accompagne des éléments suivants :
- Un dongle USB-A pour la connexion 2.4 GHz
- Un adaptateur USB-C vers USB-A pour rapprocher le dongle
- Un câble USB-C vers USB-A d’une longueur de 2m
- Un set de grips autocollant
- Un couvercle arrière avec patin PTFE
Pour le tarif affiché, on aurait apprécié l’ajout d’un set de patins supplémentaire ou pourquoi pas des dot-skates pour les utilisateurs de tapis de souris en verre.
Design et Ergonomie
La G PRO X3 Superstrike reprend un format strictement identique à celui de la précédente version. Les principaux changements extérieurs sont uniquement esthétiques, avec des légendes adaptées à cette nouvelle génération et de nouveaux coloris.
La marque abandonne la version bicolore noire/blanche et la X3 est désormais proposée dans des coloris entièrement noirs ainsi qu’une version rose et noire.
Dimensions et poids
Logitech G ne change pas une équipe qui gagne et comme expliqué plus haut, les dimensions de cette X3 sont similaires à celles de la X2 mais également des précédentes Logitech G PRO X.

Pas de réelle différence non plus du côté du poids, avec une souris qui s’affiche 61 g sur la balance pour cette version européenne désormais équipée d’une batterie amovible. Dans les autres régions, la souris gagne 1 ou 2 g par rapport à la précédente génération en conservant une batterie soudée.
La réelle différence se fait plutôt du côté de la répartition du poids de la souris. La G PRO X2 Superstrike souffrait d’un poids particulièrement prononcé sur l’avant de la souris, ce qui pouvait déranger de nombreux joueurs.

Avec cette X3, la marque revoie sa copie et le modèle profite en effet d’un équilibrage plus homogène. On ressent moins cette sensation de poids à l’avant, apportant un confort supplémentaire lorsque l’on souhaite repositionner la souris.
Forme et prise en main
Avec des lignes similaires à celles des précédentes générations, la prise en main de la G PRO X3 Superstrike reste toujours aussi neutre et confortable.
Son gabarit moyen associé à un format symétrique s’adapte à la grande majorité des joueurs, que ce soit pour du Palm Grip, du Claw-Grip ou du Relaxed Claw-Grip. Les joueurs avec de grandes mains pourront éventuellement s’orienter vers du Fingertips Grip, même si l’on recommandera plutôt des souris un peu plus compactes pour une parfaite maniabilité.

La marque ne profite pas de cette mise à jour pour dévoiler un modèle GPX 3c Superstrike ni une version DEX comme elle avait pu le faire avec la GPX 2 classique. C’est dommage, la marque passe une nouvelle fois à côté de nombreux joueurs favorisant les modèles plus compactes ou ergonomiques et souhaitant eux aussi profiter de la technologie HITS.
Finitions générales
Pas de changement non plus du côté des finitions ni de la qualité de construction de cette GPX3 Superstrike. Le modèle s’appuie toujours sur une coque pleine offrant un bon sentiment de confiance. Rien ne craque et aucun jeu n’est à signaler lorsque l’on secoue la souris dans tous les sens.

Le revêtement reste lui aussi similaire à celui des anciennes générations, offrant un bon compromis entre confort et adhérence. Des grips autocollants sont livrés dans la boite si vous souhaitez améliorer la préhension au niveau des façades latérales ou des boutons M1 et M2.
A l’arrière de la souris, on retrouve un interrupteur pour la mise sous tension ainsi qu’un couvercle offrant accès à un emplacement permettant de ranger le dongle USB. Un second couvercle équipé d’un patin PTFE est livré dans la boite et il est aussi possible de le remplacer par un modèle compatible avec les tapis POWERPLAY pour une recharge sans-fil.

Côté glisse, la GPX 3 Superstrike conserve le même schéma que sur l’ancienne génération, avec un large patin à l’avant, un plus fin à l’arrière et un dernier autour du capteur. La glisse proposée par défaut se montre convenable mais l’on aurait aimé retrouver un set de rechange dans la boite ou des dot-skates afin de s’adapter à plus de surfaces.
Boutons et molette
La G PRO X3 Superstrike conserve sa conception minimaliste à 5 boutons et il est à nouveau difficile de trouver de réelles différences face à la précédente génération.
Les boutons M1/M2 sont à nouveau équipé de la technologie HITS, permettant d’ajusteur leur distance d’activation, l’intensité du retour haptique ou encore de profiter de la technologie Rapid Trigger.

Pour rappel, l’idée derrière ce système dépourvue de véritables interrupteurs est de gagner en réactivité en offrant la possibilité de réduire considérablement la distance d’activation de ces deux boutons. Il est possible d’opter pour une activation à 0.1 mm et ainsi supprimer le pre-travel présent sur des interrupteurs traditionnels.
L’intégration étant strictement identique à celle présente sur la X2 Superstrike, on vous invite à consulter notre essai du précédent modèle pour en savoir plus. Vous pouvez également consulter la page dédiée sur le site de Logitech G.

La molette entre ces deux boutons M1/M2 ne semble pas non plus évoluer. Conçue en plastique blanc, elle s’accompagne d’un grip en caoutchouc texturé et présente des crans bien marqués. A l’utilisation, elle reste toujours parfaitement confortable, que ce soit en jeu ou en bureautique.
Les boutons latéraux gardent un format identique mais l’ensemble se montre un peu plus convaincant sur notre modèle X3. La sensation de molette souvent décriée sur les précédentes souris de la gamme G PRO X semble ici moins gênante, avec une activation un pre-travel et un post-travel mieux maitrisés.

L’activation en elle-même conserve son clic bien marqué et les deux boutons se montrent légèrement plus silencieux.
Connectique
La souris fonctionne en filaire via USB-C ou en sans-fil 2.4 GHz via un dongle USB-A. Un adaptateur permet de rapprocher le dongle de la souris afin de réduire au plus possible la latence en sans-fil.
Le modèle fait une nouvelle fois l’impasse sur la connexion Bluetooth, rarement utilisée pour une optique gaming.
Pour cette mise à jour, on aurait aimé retrouver un dongle un peu plus travaillé, comme le font désormais de nombreuses marques. On pense notamment à Pulsar qui équipe accompagne certaines de ses souris d’un dongle équipé de boutons permettant d’ajuster à la volée son polling-rate ou encore de passer d’un profil à l’autre.

L’intégration d’un nouveau chipset maison baptisé NXLOGI permet à la GPX3 Superstrike de profiter d’une autonomie considérablement améliorée, annoncée à 135 heures à 1000 Hz contre 90 heures pour la précédente génération.
La technologie HITS pouvant être plus énergivore que des interrupteurs mécaniques ou optiques, c’est clairement un bon point pour cette X3 Superstrike même si l’on reste encore en dessous des 180 heures d’une Razer Viper V4 Pro par exemple.
Logiciel Logitech G Hub
Les différentes options de la souris s’ajustent toujours depuis le logiciel Logitech G Hub, à installer sur votre machine. La sortie de cette nouvelle génération aurait pu être l’occasion d’enfin présenter un logiciel web accessible depuis un navigateur, mais il faudra encore faire sans.
Depuis l’outil, on pourra créer différents profils qui pourront ensuite être chargés automatiquement en fonction de vos jeux ou applications. Il est également possible d’enregistrer plusieurs profils dans la mémoire interne de la souris afin de profiter de ses réglages personnalisés sans forcément lancer G Hub.
Du côté des réglages disponibles ou de l’interface, pas de changements par rapport à ce que l’on avait découvert il y a quelques mois aux côtés de la GPX2 Superstrike.

On retrouve notamment des onglets pour ajuster le mapping des boutons, personnaliser ses niveaux de sensibilité ou encore activer un mode BHOP au niveau de la molette pour éviter des activations par erreur.
L’onglet HITS reste également identique et les fonctionnalités proposées par le système inductif restent similaires. Sur ceux deux boutons M1/M2, une première page permet de gérer la distance d’activation des commandes sur 10 crans, à la manière des touches d’un clavier Hall-Effect ou TMR.

Une seconde page est dédiée au mode Rapid Trigger (ou Déclenchement Rapide en français) afin de pouvoir actionner à nouveau les commandes des boutons M1 et M2 sans forcément devoir repasser par le point d’activation initial. Le système est encore une fois similaire à celui que l’on retrouve sur des claviers analogiques comme la Wooting 60HE v2 ou le Razer Huntsman V3 HE TKL.

Un dernier onglet prend en charge la partie haptique du système HITS, permettant d’obtenir un retour haptique au clic en l’absence de véritables interrupteurs physiques. On retrouve toujours 5 niveaux d’intensité pour une vibration plus ou moins marquée selon les préférences de chacun.
Performances
Côté performances, la G PRO X3 Superstrike n’apporte pas de réelle évolution par rapport à la X2. La technologie HITS présente sur les boutons M1/M2 reste similaire, avec les mêmes possibilités de réglage et les mêmes fonctionnalités. Il n’y a donc pas de nouveauté majeure à attendre de cette nouvelle génération sur ce terrain.
On remarque cependant que le système haptique semble être légèrement modifié, les vibrations se montrent moins marquées sur cette version X3 par rapport à la X2.

En jeu, la technologie se montre toujours très intéressante, notamment sur des tactical shooters comme Valorant ou Counter-Strike, où la réactivité des clics peut faire la différence lors des duels. L’intérêt est en revanche plus limité dans les FPS davantage orientés tracking, comme Apex Legends, où le suivi des cibles et la maîtrise du mouvement de la souris prennent une place plus importante.
La souris se montre toutefois un peu plus agréable à utiliser grâce à son poids mieux réparti. La sensation de masse concentrée à l’avant, qui pouvait gêner sur la X2, est ici moins présente et facilite les repositionnements rapides. Enfin, Logitech permet désormais de profiter d’un taux de rafraîchissement de 8000 Hz aussi bien en filaire qu’en sans-fil, alors que cette fréquence était réservée à la connexion sans-fil sur la précédente génération.
Conclusion
La G PRO X3 Superstrike reste l’une des meilleures souris gaming du marché, mais cette nouvelle version ressemble davantage à une mise à jour corrective qu’à une véritable nouvelle génération. L’équilibrage revu la rend plus agréable à manier, mais les évolutions restent légères et le tarif MSRP grimpe à 189,99 €.
On aurait surtout aimé que Logitech profite de ce renouvellement pour proposer une souris encore plus légère, ainsi que des déclinaisons plus compactes ou ergonomiques, à l’image de la GPX2c et de la DEX. La X3 reste une excellente référence, mais les possesseurs de X2 ont peu de raisons de changer, et les autres paient cher pour des améliorations finalement assez limitées.